La fin d’un égrégore qui m’a volé mon rêve

Je n’ai jamais voulu mener une guerre.

Mais dans la confusion face aux mesures sanitaires en 2020,

dans cette impression que plus rien ne serait jamais comme avant,

j’ai initié, corps et âme, un monde parallèle.

Un monde fait de nature, de méditations, de carnavals, de joie, de danse,

de réunions en communion, de conscience, de reliance vivante,

de coaching, de thérapie, d’alimentation vivante,

de rires partagés, et de silences habités.

Mais mon énergie a été détournée, influencée, absorbée.

À l’époque, j’ai voulu offrir un espace sacré,

où l’on pouvait respirer autrement,

où l’on pouvait exister sans se vacciner,

sans se médicamenter à outrance,

où l’on pouvait se soigner naturellement, s’écouter, se retrouver.

Où le lien était vu comme le premier chemin de guérison.

Pas dans la révolte,

mais dans la présence.

J’ai porté cet engagement avec foi.

J’ai guidé des méditations tous les dimanches,

j’ai organisé des excursions, donné des discours sans jamais me trahir,

proposé des conférences, entretenu des groupes.

J’ai réuni des âmes.

J’ai ouvert des chemins.

Mais d’autres courants sont venus.

Plus militants. Plus politiques. Plus imposants. Plus dominants.

Plus bruyants. Plus confus. Plus brûlants.

Et ces courants m’ont volée —

et je me suis laissée faire, sans comprendre.

Ils ont pris mon feu pour entretenir une guerre.

Ils ont pris mon nom sans me voir.

Ils m’ont utilisée, puis rejetée.

Ils m’ont laissée seule, humiliée, désorientée.

Et dans ce chaos, j’ai tout perdu :

ma voie, mon métier, ma santé,

et même mon chien.

Mon cœur.

Je n’étais pas une complotiste.

Je n’étais pas une révolutionnaire.

Je n’étais pas une figure de combat.

J’étais — et je suis —

une prêtresse de la vie.

Une initiatrice du cœur et du silence,

une gardienne de la célébration.

Aujourd’hui, je coupe.

Je rends ce qui ne m’appartient pas.

Je romps la corde.

Je me libère des égrégores qui m’ont avalée.

Je reprends mon rêve.

Je reprends ma vibration.

Je reprends mon nom.

Je suis Aurika.

Je suis libre.

Je suis vivante.

Je suis au service de mon cœur,

d’un monde qui aime —

un monde dont l’amour est la seule religion.

Et je n’ai plus à porter, ni à subir, ce qui n’est pas moi.

Je reprends ma vibration. Je romps la corde.

Genèève, le 16 juillet 2025

Aurka Ursu

Le leadership au service de la coscience